LES DOSSIERS DE PERCE-NEIGE
Autisme : la vie autrement
Levons le voile sur ce handicap
Mon frère ce héros
Témoignage d'une soeur sur son frère handicapé
Le bonheur à portée de main
Comment nos résidents pratiquent et ressentent la musique ?
De l’autre côté du miroir…
Apprendre aux résidents des Maisons à donner de la valeur à leur corps.
Le handicap mental
Expliqué à tous
la victoire dans tous les regards
Quand le sport devient une source de progrès et de partage

Le handicap mental

Mais où sont les personnes handicapées mentales ? On les voit si peu dans nos rues,
dans nos centres-villes ou nos jardins publics. Les
personnes handicapées mentales sont devenues presque invisibles aux yeux de nos concitoyens. Par peur, par ignorance, par gêne… les regards
se détournent, les yeux se ferment, les murs se dressent, les esprits s’obscurcissent
et les incompréhensions se multiplient. Et pourtant…

Le handicap mental, même s’il est fréquemment acquis dès la naissance ou la petite enfance,
peut survenir par d’autres causes, par exemple à la suite d’une maladie ou d’un accident. Nulle famille
ne peut se croire à l’abri de ce risque. Le handicap mental présente de multiples facettes. Ce n’est pas
le combat de quelques-uns, mais de tous. Un combat de longue haleine, car il atteint la personne
pour sa vie entière, un combat qui concerne les médecins, les personnels soignants et éducatifs,
les bénévoles des associations, et bien sûr, en tout premier lieu, les parents.

Informer pour mieux lutter

Le handicap mental, quelle qu’en soit l’origine, vient réduire les facultés intellectuelles du sujet,
sa compréhension, ses apprentissages, son jugement, son attention, sa capacité à décider. Il limite l’autonomie de la personne et modifie ses relations aux autres. Faire connaître le handicap mental,
c’est faire dépasser les a priori qui s’y attachent.

Perce-Neige, accueille actuellement des personnes handicapées, adultes dans leur très grande majorité. Les résidents présentent une  grande diversité de handicaps, tant par leurs déclinaisons que par leur cause.

Ainsi, sur une étude réalisée à l’été 2006 dans nos établissements, nous dénombrons :

  • 92% de handicaps congénitaux et de la petite enfance,
  • 8% de handicap acquis au cours de la vie, à la suite d’une maladie infectieuse, métabolique,
    d’un accident vasculaire cérébral, ou encore, et plus rarement, tentative de suicide ou accident.

Dans un cas comme dans l’autre, certains troubles ou pathologies viennent compliquer le handicap ;
c’est le cas de l’épilepsie, qui touche 22 % des handicaps de l’enfance et congénitaux, et 7 %
des handicaps survenus au cours de la vie. Une autre complication naît de l’intrication de troubles
de la personnalité ou du comportement, avec le handicap mental. Il en est ainsi des troubles
névrotiques, psychotiques, ou encore des troubles envahissants du développement ou de l’autisme.
Enfin, des difficultés motrices ou psychomotrices sont bien souvent associées, là encore à des degrés très divers qui vont de la simple gêne au polyhandicap sévère.

Ce n’est pas tant le diagnostic à l’origine du handicap qui guide notre action de tous les jours,
que ce que nous savons et observons de la personne, sa personnalité, son comportement
et ses aspirations.

AddInto